PREMIÈRE PARTIE: Elliot Maginot
Certains artistes cherchent à vivre de la musique. Pour BEYRIES, c’est plutôt la musique qui l’a trouvée.

Dès son plus jeune âge, alors qu’elle vivait à Montréal, Amélie Beyries composait des chansons au piano de sa grand-mère. Elle a longtemps gardé ces chansons pour elle, voulant préserver son amour pur pour la musique et la joie intérieure que la composition lui apportait. En un sens, BEYRIES a vécu toute une vie avant de lancer Landing, son premier album, ayant travaillé dans plusieurs domaines, notamment la restauration et le cinéma. Lorsque sa gérante a fait entendre ses chansons profondément personnelles à des amis de l’industrie, elle a décidé de le faire sans mentionner le nom de l’artiste pour que tous puissent juger la musique en toute objectivité.

Avec Landing, paru en février 2017, BEYRIES s’est enfin démasquée. Dès son tout premier concert - un baptême de feu à Rouyn-Noranda en première partie de Martha Wainwright -, le public a été conquis par sa grande ouverture. L’autrice-compositrice-interprète ne performe pas seulement pour divertir ou pour livrer les chansons dans leur version originale; elle performe pour construire des relations durables. Ces connexions inspirent et informent non seulement son travail, mais également sa façon d’approcher la vie. Après les avoir gardées pour elle si longtemps, ses chansons ont inévitablement pris tout leur sens lorsqu’elles ont été dévoilées au grand jour. BEYRIES a connu un succès populaire au Québec simplement en étant elle-même.

Ces liens n’ont pas seulement été développés lors de ses spectacles. Les auditeurs ont été interpellés par les histoires et les mélodies de Landing, écoulé à plus de 11 500 copies et cumulant plus de 15 millions d’écoutes sur toutes les plateformes numériques. L’album lui a permis d’offrir plus de 150 spectacles à travers le monde, notamment à Istanbul, Londres, Paris et Los Angeles, alors qu’elle n’avait jamais fait un spectacle de sa vie. BEYRIES a résonné auprès du public francophone grâce à ses chansons en français: «Je pars à l’autre bout du monde», «Maman», «Au-delà des mots» et «J’aurai cent ans», un duo avec Louis-Jean Cormier écrit par Maxime Le Flaguais. Elle a également posé sa voix sur la chanson «Lumière» de l’artiste israélien Idan Raichel.

Première partie: ELLIOT MAGINOT

Âme solitaire et contemplative, Elliot Maginot aime explorer de nouveaux sons, peaufiner les textures, manier les mots et étoffer ses orchestrations. C’est sans calcul que le jeune auteur-compositeur-interprète intègre la scène montréalaise en 2013 avec un EP au folk épuré fait-maison. Cet enregistrement lui permettra de se produire sur scène et lui servira de passeport auprès des Disques Indica pour Young/Old/ Everything.In.Between (2015), un premier album à mi-chemin entre la pop planante et le folk-rock champs gauche. Cet opus lui vaut deux nominations au Gala GAMIQ, lui permet d’entrer en rotation sur plusieurs radios dont CHOM et CBC Music en plus de lui donner l’opportunité de se produire dans plusieurs festivals de renom (Canadian Music Week, Montréal en Lumière, Festival de Musique Émergente, Festival d’été de Québec, Festival International de Jazz de Montréal, Pop Montréal, North by Northeast… ) et sous toutes les latitudes (Canada, Allemagne, Australie, Autriche, États-Unis, France, Luxembourg, Pays-Bas, RoyaumeUni).

À l’aube d’une nouvelle aventure, Elliot Maginot rejoint Audiogram pour un deuxième album Comrades qui paraît à l’automne 2018. Co-réalisé avec Connor Seidel (Matt Holubowski), cet opus s’affirme résolument plus pop mais également plus sophistiqué dans ses arrangements avec des sonorités qui ne sont pas sans rappeler Phil Collins, War on Drugs ou encore Peter Gabriel. Récoltant 4 étoiles dans Le Devoir et 9/10 dans Exclaim, il permet à Elliot Maginot d’élargir son public avec un premier extrait «Common Place» qui se hisse jusqu’en 2ème position du Top 100 Radio Correspondants anglophone. En mai 2021, celui-ci revient à l’avant-scène avec Easy Morning, un album essentiellement acoustique, de nouveau réalisé avec Connor Seidel et qui conjugue douceur des cordes, chaleur des cuivres, sonorités ouest-africaines.