C’est seul avec sa guitare que l’auteur-compositeur-interprète Bobby Bazini compose ses deux premiers albums.  Il crée un son inspiré de guitares épurées, de sonorités organiques et de soul.  Son qui lui a valu plusieurs récompenses. Mais pour ce troisième album, deuxième pour les États-Unis, le Québécois de 27 ans modifie son approche et collabore avec une prestigieuse liste d’auteurs-compositeurs de Los Angeles, Nashville et Londres, incluant Martin Terefe, Jake Gosling (Ed Sheeran, One Direction), Samuel Dixon (Adele, Sia), Jimmy Hogarth (Amy Winehouse, James Bay), Eg White (Florence and the Machine, Adele) et la sensation Country, Chris Stapleton.

« J’admire le résultat de collaborations musicales.  Écrire avec de nouvelles personnes entraîne souvent tes chansons dans des univers où seul, tu ne les aurais pas transportées.  J’ai été poussé à essayer de nouvelles techniques. On m’a fait aborder l’écriture de manière différente.   J’ai été très privilégié de travailler avec une liste de rêve d’auteurs-compositeurs.  Ça crée un beau mélange de matériel.  Avec tant d’idées différentes, l’étape de sélection des chansons est à la fois déchirante mais tellement excitante ! »

Mais c’est principalement à Londres que lui vient l’inspiration pour l’opus Summer is gone.

Bien que le son de Bazini demeure proche de ses inspirations passées, les bases musicales de son nouvel opus seront à la fois familières tout en proposant des univers inattendus combinant de nouveaux tempos explorés pour la première fois par l’artiste. 

Le résultat sur Summer is Gone est époustouflant et marque une progression logique d’un artiste qui élève son art à un niveau supérieur.  « Pour mon premier album, j’ai essentiellement enregistré les premières chansons que j’ai écrit. Pour mon deuxième, j’ai cheminé et suis devenu un artiste avec une vision claire de la direction que je souhaitais empruntée.  Je voulais être plus « old school ».  Travailler avec Larry Klein et Booker T a nuancé mon deuxième album de cette ambiance plus classique, dit Bazini.  Maintenant, je veux garder le côté organique tout en modernisant et mélangeant l’ancien et le nouveau Bazini.  L’expérience Summer is Gone se résume en une période énergisante et grisante »

Élevé à Mont-Laurier, Bazini a commencé à jouer de la guitare étant enfant, grâce, en partie, à des leçons de son père. À l'âge de 12 ans, peu de temps après le divorce de ses parents, il part habiter à la résidence de sa grand-mère où il vivra une immersion complète en musique. « J'ai vraiment été inspiré par Johnny Cash, idole de ma grand-mère, et j'ai commencé à découvrir de plus en plus de musique comme Bob Dylan, Leonard Cohen et tous ces disques de Stax et de Motown », se rappelle-t-il.  Bazini a grandi avec le français comme langue maternelle et c’est de manière totalement autodidacte qu’il apprend la langue de Shakespeare.  « Tous mes artistes préférés chantaient en anglais et je voulais suivre leurs traces. Alors j'ai appris l’anglais en regardant la télévision et en écoutant des disques », dit-il.  A 16 ans, il commence à écrire ses propres chansons… en anglais.  Cette année-là, il fait ses débuts sur scène lors d’un spectacle scolaire.               

À l'âge de 18 ans, Bazini décroche une place lors d'un festival d'été à Mont-Laurier où le DJ de la radio locale, Hugo Sabourin, remarque sa prestation et le met en contact avec son premier manager.  I Wonder est lancé en 2009.               

Bazini propose son premier album en 2010 ; Better in time.  Rapidement, l’histoire fera de Better in Timeun succès certifié platine.  En 2011, Better In Time obtient deux nominations aux Juno Awards  (révélation et album pop de l'année).                 

Where I belong, sorti en 2014 connait le même destin avec une certification platine et deux autres nominations aux Juno Awards 2015, dont album de l’année.  Il sera de plus couronné meilleur vendeur canadien de l’année 2014.               

En créant Summer is Gone Bazini s’est inspiré de ses jeunes années en tant que musicien.  « Ce jour-là au festival, quand j'ai rencontré Hugo, c'est aussi le jour où j'ai rencontré ma petite amie avec qui je partage toujours ma vie... Ainsi, en quelque sorte, c'est comme si toute ma vie avait commencé à ce moment-là », dit-il.  « Les neuf dernières années sont passées si vite, avec tous ces enregistrements et ces tournées… Summer Is Gone fait aussi référence à cette nostalgie du temps où nous étions plus jeunes et insouciants…où les choses semblaient toujours beaucoup plus simples. »               

Bien qu’une certaine mélancolie imprègne plusieurs des chansons sur Summer is gone, la chaleur vocale de Bazini nous transporte dans un univers rempli d’espoir.  « Après la sortie de C'est la Vie, il y avait des gens qui m'écrivaient et me disaient : « C’est exactement ce dont j'avais besoin en ce moment. »  « Même lorsque les chansons sont un peu plus sombres, elles peuvent encore vous aider à voir les choses d'une manière positive. C'est ce que je veux faire avec ma musique ; avoir cet impact positif et aider les gens à se sentir mieux. »