« 40 ans plus tard, les fées sont plus assoiffées que jamais! » 

Trois femmes puissantes, trois figures symboliques prennent vie et chair sur scène pour nous raconter leur destin cruel avec une langue poétique et féroce. 

Il y a Marie, la mère, qui déprime et qui se confie à sa voisine Madeleine, fille de joie, abattue par le mépris. Entre elles se dresse le chagrin de la Vierge Marie, immobilisée dans sa statue. Solidaires, elles dénoncent leur situation suffocante par un humour mordant. Prisonnières politiques du patriarcat, chacune veut faire éclater le carcan du rôle qu’on lui a imposé comme seule possibilité de vie, pour enfin goûter à la liberté. 

La pièce a fait éclat dans notre patrimoine théâtral. Il faut songer qu’il y a 40 ans, la première du spectacle était accueillie par des pancartes et des manifestations des jeunes catholiques, ainsi que par la censure du Conseil des arts de Montréal. Sophie Clément était de la distribution originale et revient mettre en scène cette oeuvre nécessaire et urgente. Incarnée par une nouvelle génération d’actrices, cette passation féministe solidaire montre que si les époques changent, les interdits demeurent, et que prendre la parole sur scène est un acte courageux. 

Texte Denise Boucher 
Mise en scène Sophie Clément 
Interprétation Bénédicte Décary, Caroline Lavigne et Pascale Montreuil 
Assistance à la mise en scène Alexandra Sutto 
Musiciennes Patricia Deslauriers, Nadine Turbide 
Concepteurs:
Décors Danièle Lévesque
Costumes Linda Brunelle
Accessoires Madeleine St-Jacques
Éclairages Julie Basse
Musique Catherine Gadouas
Maquillages et coiffures Angelo Barsetti
Production Théâtre du Rideau Vert
Crédit photo  © Julien Faugère