Les Louanges, c’est Vincent Roberge pis c’est tout.

Multi instrumentiste qui joue un peu de tout en studio et qui s’entoure d’autres musiciens sur scène, Les Louanges a balancé un premier EP, Le Mercure, sur son Bandcamp en 2016 avant de le sortir de façon plus officielle l’année d’après avec une cinquième chanson, Encéphaline. Il a d’ailleurs été récompensé du Prix de la chanson SOCAN pour celle-ci. Finaliste aux Francouvertes (2017) et au Festival International de la Chanson de Granby (2015), l’artiste originaire de Lévis, maintenant établi à Montréal, en a charmé plus d’un avec le slacker rock jazzé de son EP et son timbre de voix singulier. Pour son premier album La nuit est une panthère, le jeune artiste-producteur entame un virage vers des sonorités s’apparentant davantage à un chillwave teinté de R&B et de hip-hop.

2018 s’est certainement terminée en beauté pour Les Louanges (Vincent Roberge de son vrai nom). Seulement quelques mois après sa sortie, son premier album La nuit est une panthère s’est taillé une place sur plusieurs palmarès de fin d’année. À l’aube du printemps, Les Louanges présente un nouveau vidéoclip pour la chanson Westcott, 5e extrait de l’album paru le 21 septembre 2018, via Bonsound.

La nuit est une panthère est l’album que Les Louanges voulait faire depuis longtemps. Tantôt terre-à-terre, tantôt surréalistes et poétiques, les 14 pièces témoignent de l’étendue du talent du jeune artiste originaire de Lévis. Il chante en français et fait partie de la nouvelle génération d’artistes du Québec qui n’hésite pas à déconstruire les genres. Il fait voyager le public à travers ses sonorités éclectiques, tout en gardant des références bien locales à travers ses paroles.

Les pièces de l’album oscillent entre pop et jazz (Jupiter), avec un penchant assumé pour le R&B (Westcott), le hip-hop (Tercel) et le chillwave. J’ai toujours écouté du hip-hop et j’ai une formation en jazz; c’est un univers qui m’est très familier, avoue-t-il. Inspiré par les grands de la musique contemporaine tout comme la nouvelle génération d’artistes aux idées avant-gardistes, il cite Frank Ocean, Hiatus Kaiyote, BadBadNotGood et Robert Glasper dans ses influences principales.

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Première partie

Laurence-Anne

Née dans un pays imaginaire —ou peut-être dans sa tête—, Laurence-Anne existe au milieu de tout et de rien, évoluant quelque part entre le rose carnivore des fleurs et le bleu noyade du fleuve.

Établie à Montréal il y a on ne sait trop quand, c’est en 2017 que la kamouraskoise se fait d’abord découvrir du public de la métropole, alors que la jeune retraitée du crime désorganisé se faufile jusqu’en grande finale des Francouvertes. Paraîtront (puis disparaîtront) au cours des mois suivants quelques chansons magnifiques et tragiques, lesquelles laissent déjà deviner toute la force du prock-mystère/mini-rock de la jeune flamme.

Prévu pour l’hiver 2019, la création d’un premier album complet s’entame alors dès l’année suivante, promettant une collection de nouvelles compositions aux parfums toujours aussi singuliers, où chaque pièce nous apparaît comme une toile de clair-obscur aux contours
flous. Car c’est ici, quelque part entre les tensions et les textures, les images et les sensations, la fragilité et la force enveloppante de sa voix, que Laurence-Anne nous attend toujours, camouflée dans ce qu’il y a de plus beau et de plus mystérieux.

Une étrangère familiarité.

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