Comme l'humoriste Sam Breton s'amène à la Salle André-Mathieu le 24 novembre prochain, on a eu envie de le connaître un peu mieux. Quel genre de gars est Sam Breton ?  Au bout d'une discussion sympathique de près de 45 minutes, voici 8 choses que nous en avons retenues à son sujet.

1. C'est un nostalgique de Radio Enfer

« Je me plais à le dire : j'ai un certain côté nostalgique. Je vais souvent me retrouver à écouter des reprises de Dans une galaxie près de chez vous, et de Radio Enfer. Ça me fait rire de réécouter ça, tard le soir. Ça me ramène à mon adolescence, j’aime ça m’arrêter et penser à mon secondaire. Quand je retourne dans la Rive-Sud de Québec [où il a grandi], je suis du genre à rouler à 20 km/h sur la rue de mon enfance. »

2. Il a des goûts musicaux... disons variés !

« J’écoute de tout !  Je peux écouter du Metallica pendant une demi-heure, et changer pour écouter Je l’aime à mourir de Francis Cabrel. Je te jure, j'écoute du rap, du folklore, du Céline Dion, du kitsch genre Alex Nevsky ou Marc Dupré, ou un pianiste underground allemand. Tout vient me chercher. Sauf peut-être le death metal : après 6 secondes, j’ai envie de tuer une chèvre...»

3. C'est un fier québécois !

« Je suis un gars de racine, un gars de famille. Tout ce qui est proche de nous, ça me touche. J’écoute beaucoup de chansons francophones. Comme pour l’ADISQ, je connais bien les artistes. J’ai la fleur de lys tatouée sur le coeur.

Même dans les objets que j'achète, un chandail, peu importe... Par exemple, j'étais en show vendredi dernier à Baie-Comeau, je me suis fait accueillir par un gars qui me faisait visiter la ville. Il m'a fait visiter une boutique de savons 100% de la place. J’ai acheté pour 30$ de savon, j’ai fait un cadeau à ma blonde. J’ai fait une photo avec eux, et je l'ai mise sur mon Instagram. »

4. Il reste « groundé » grâce à sa copine

« Je suis connu pour raconter mes histoires avec ma blonde, et elle vit très bien avec ça. Il ne faudrait pas que ce soit l’inverse, parce que ça fait partie de mon métier ! Le pire, c’est que c’est souvent vrai. Parfois, les gens vont penser que j’ai inventé telle histoire, mais ce n'est même pas exagéré ! C'est une femme très intelligente, qui mène une carrière de front, mais elle a quand même ce petit côté enfantin qui est cute.

Mais le fait qu’elle ne soit pas dans le milieu [de l'humour], ça me ramène à la vraie vie. Tu sais, les humoristes, on est beaucoup dans notre tête. Grâce à elle, je suis capable de mettre ça de côté parfois, et me mettre à 100% dans la vraie vie. Il y a une vie en dehors de l’humour ! »

5. C'est un bon ami de Jay Du Temple et Katherine Levac

« J'ai fait l’École nationale de l’humour de 2011 à 2013, et j'ai été très proche de Katherine Levac, Jay Du Temple et David Beaucage. On se texte souvent, on se raconte des niaiseries. Quand je vois ce qui arrive avec Jay et son animation d'Occupation Double, je trouve ça le fun pour lui. J’écoute des petits bouts parfois pour voir son travail. On cherche toujours le petit quelque chose qui va nous faire lever plus haut, et nous faire connaître du grand public. Ça fitte un peu avec lui, on l’agace comme quoi... tu sais, il est beau bonhomme, il a des muscles! (rires) »

6. Il fait des chroniques à Salut Bonjour !

« J’ai passé une audition pour un projet, et la productrice m’a vu et m’a trouvé drôle et à l’aise à la caméra. C'était une entrevue avec Gino Chouinard. Elle m'a demandé ensuite de faire une chronique sur les festivals qui s’en viennent cet été. Comme ça, sans raison. Ça ressemblait à une audition cachée. On m’en a demandé une autre, puis une autre… Finalement, je suis devenu semi-régulier. »

7. Il s'implique pour la prévention du suicide

« Je suis impliqué avec la branche de la prévention du suicide du C3S de Lévis-Lotbinière depuis maintenant 6 ans. C’est mon patelin, et le taux de suicide y est particulièrement catastrophique. Chacun a sa cause. Moi c'est celle-là.

Le 22 septembre 2008, j’ai perdu un de mes meilleurs chums. Quand la semaine d’avant, tu pensais au hockey et à l’automne qui s’en venait, et que la semaine d’après, tu apprends que ton chum s’est gazé dans son char, je peux te dire que ça fesse en maudit.

Au secondaire, on dirait qu'on m'avait beaucoup parlé d’intimidation, mais jamais de prévention du suicide. On dirait qu'on ne nous a pas préparé à voir les signes, les discours, à ne jamais banaliser tout ça...

Quatre ans après son suicide, tout était en place dans ma tête. J'ai décidé de monter une soirée d’humour pour amasser des fonds pour que les jeunes soient plus conscientisés. L'argent amassé sert à payer les frais de gens qualifiés pour aller en parler aux jeunes du primaire. Question d'être moins « jeté à terre » quand tu vis des événements difficiles.

Évidemment, c’est un sujet trop délicat pour l’aborder dans un show qui doit être drôle. J'aime le faire sur ma page, par le biais de textes, de vidéos, et avec le show d’humour qui amasse des fonds pour la prévention du suicide. »

8. Il était l'un des "p'tits pas fins" de Patrick Groulx

J'ai beaucoup appris en faisant les premières parties de Patrick Groulx, et il m'a aussi intégré à son spectacle « Patrick Groulx et ses p'tits pas fins », avec Maude Landry et Mathieu Pepper. On avait chacun droit à 15 minutes de scène avant lui.  C’est un homme en or, c’est devenu sans le vouloir un genre de mentor. Ça a cliqué rapidement, on a des personnalités qui se ressemblent beaucoup.

EXTRA !  La recette pour réussir un bon Sam Breton :
  • 150 ml de personnalité à la Pat Groulx
  • 1 tasse de conteur à la Jean-Marc Parent
  • 250 volts d'énergie à la Louis-José Houde
  • 1 « gars de région » à la Fred Pellerin